<< Dorique (ordre)

Dorseret >>

Dormant

adj.

Coupe sur un montant dormantI. Qui est fixé à demeure au moyen de scellements ou d'autres systèmes d'attaches ; tout ouvrage de menuiserie ou de serrurerie qui n'est pas mobile.

II. Men. La menuiserie se divise en menuiserie dormante et menuiserie mobile.

La première comprend les huisseries, les bâtis, les planchers et parquets, les cloisons, les lambris, etc., qui occupent une position fixe.

La menuiserie mobile est celle que l'on peut mettre en mouvement, par le moyen de ferrures, telles que charnières, paumelles, pivots, coulisses, etc., comme les portes, châssis de croisées, persiennes, etc., ainsi que celle que l'on peut changer de place, comme la plupart des meubles.

Parmi ces différents genres d'ouvrages, les uns ont une partie dormante, tandis que l'autre est mobile. Cette partie est le plus souvent entourée sur trois ou quatre sens d'un bâti qui prend le nom de bâti dormant et qui se trouve attaché directement aux murs avec des pattes à scellement ou par tout autre moyen, suivant l'endroit et la nature des matériaux dans lesquels on le fixe.

Fig. 1241. Coupe sur un montant dormant de croisée.

On appelle bâti dormant l'assemblage de pièces de menuiserie fixé dans les feuillures d'une baie et auquel sont attachés, par charnières, paumelles, etc., les vantaux d'une porte ou les battants d'une croisée. Cet assemblage se compose de deux montants et de deux traverses assemblés carrément à tenons et mortaises ; sur la face intérieure ils portent une feuillure dans laquelle se placent les châssis vitrés.

III. Serr. Pêne dormant, celui qui est disposé de façon à ne pouvoir être mu qu'au moyen d'une clef.

Prix (Voy. Châssis).

Légis. Le propriétaire d'un mur qui, par rapport à l'héritage voisin, ne se trouve pas à la distance à laquelle sont permises les vues droites ou obliques (1m,90 et 0m,60), peut seulement y pratiquer des jours, c'est-à-dire des fenêtres garnies d'un châssis à verre dormant et d'un treillis de fer dont les mailles ont au plus 0m,10 d'ouverture.

Ces fenêtres ne peuvent être établies au rez-de-chaussée qu'à 2m,60 au-dessus du plancher ou du sol de la pièce qu'on veut éclairer et, aux étages supérieurs, qu'à 1m,90 au-dessus du plancher.

L'ouverture de ces fenêtres est interdite à l'un des propriétaires d'un mur mitoyen sans le consentement de l'autre propriétaire (Art. 673, 676, 677, Code civil).