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Etuvage >>

Etrier

subs. masc.

I. Bande de fer méplat, coudé à angle droit et dont on arme l'extrémité des pièces de charpente à soutenir. Fig. 1486.

Les étriers servent également à suspendre des pièces de bois l'une à l'autre ; la figure 1487 représente l'assemblage d'une moise verticale avec le tirant dans la construction d'un plafond dont les solives sont fixées au tirant par des étriers en fer cloués entre les pièces de ces tirants et cramponnés au moyen de crampons à deux pointes qui retiennent les crochets des extrémités de ces étriers.

Pour soulager le poinçon d'une ferme on le relie souvent au tirant au moyen d'un étrier. Fig. 1488.

L'étrier sert également à relier à un poinçon une aiguille pendante soulageant un tirant en fer. Fig. 1489.

Les bandes de trémies (voy. ce mot) sont aussi des étriers servant à soutenir les assemblages de solives dans les poutres et ceux des linçoirs et chevêtres dans les solives. Fig. 1490.

On se sert aussi de I'étrier pour lier les arbalétriers sur les abouts des entraits : il faut alors que la partie de I'étrier qui porte sur le plan incliné de l'arbalétrier soit également inclinée ef qu'elle soit retenue par un très fort clou ou par deux clous passant dans les oreilles suivant le rampant de l'arbalétrier ; ou bien que cette partie de I'étrier soit perpendiculaire à sa face supérieure.

Autrefois on a fait des étriers dans le genre reproduit par notre figure 1491, où deux brides égales aa sont appliquées extérieurement de chaque côté de l'assemblage d'une poutre b avec un poinçon c ; elles sont accrochées par leurs mortaises à une clef en fer traversant le poinçon dans une mortaise et terminée à chaque bout par un crochet retenant ses brides. Une autre clef d terminée à chaque bout par un T traverse les deux mortaises inférieures des brides en passant sur la poutre b. Des coins d pressent la clef inférieure contre la poutre et serrent tout l'assemblage ; la clef d, passe de champ dans les mortaises des brides.

Les étriers se fabriquent à la forge en fonction des mesures prises sur le bois. Lorsqu'il y a un peu de vide entre les pièces de bois à porter et le fond de I'étrier, le charpentier a soin d'y remédier par un calage à l'aide d'un coin en bois enfoncé de force.

La figure 1492 représente un étrier a pattes chantournées destiné à supporter une poutre à son croisement avec une autre ; la même forme d'étrier peut être employée pour soutenir l'extrémité d'une poutre aboutissant à une autre pièce.

II. Ebén. Sorte de soubassement mobile que l'on place sous les meubles soit pour les surélever, soit pour leur éviter le contact du sol ou du carreau. Ce soubassement peut être orné de moulures.