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Etaiement

subs. masc.

Charp. Ensemble de pièces de charpente ou étais combinés entre eux pour soutenir les parties supérieures d'une construction que l'on reprend en sous-œuvre. Fig. 1472. L'action d'étayer, de placer les étais, se nomme aussi étaiement ; les chevalements sont des étaiements (voy. chevalement) ; c'est le genre d'étaiement que l'on emploie quand il s'agit de reprendre un mur en sous-œuvre, soit pour le consolider, soit pour en modifier les ouvertures. Le chevalement doit être composé de chevalets en nombre suffisant pour soutenir la partie supérieure du mur pendant toute la durée des travaux. Les pieds de ces chevalets sont raidis le plus possible, c'est-à-dire rapprochés les uns des autres ; des étais sont placés, soutenant les diverses parties du mur à travailler, et des étançons scellés par le haut dans le mur et fixés par le bas sur des couchis soutiennent les parties hautes de la construction.

On peut, pour plus de solidité, masser les étais et relier par des croix de saint André les pieds des chevalets. On a soin d'étayer les ouvertures de la maison par des étrésillons, selon l'un des procédés indiqués sur notre figure 1473.

L'étrésillon doit toujours être un peu plus long que le vide qu'il doit occuper, afin que la pression puisse s'exercer sans avoir à trop accentuer l'angle qu'il formera avec la maçonnerie.

Comme les étais, les étrésillons sont taillés à biseau à leurs extrémités afin de faciliter le serrage et le glissement de l'étrésillon sur la pièce de bois.

L'étrésillon doit toujours être compris entre deux pièces de bois.

Il ne faut poser les étrésillons que l'un après l'autre et ne mettre en place le second que lorsque le premier est serré à fond et bien en position.

Quand il y a lieu de reprendre une construction dans toute sa hauteur, il faut avoir soin d'étayer tous les planchers. A cet effet, on se sert de pointeaux que l'on a soin de placer verticalement de façon qu'ils se correspondent d'un étage à un autre. Fig. 1474.

Comme les étais et les étrésillons, les pointeaux ont leurs extrémités taillées en biseau, et portent sur l'arête, afin que l'effort auquel ils doivent résister soit dirigé suivant leur ligne de milieu.

Par le bas, ils reposent sur des semelles ou couchis et, par le haut, pressent les lambourdes contre les plafonds pour soutenir les solives.

Pour étayer une voûte, on se sert des mêmes dispositions de cintres que ceux qui ont servi à la construire (fig. 1475), de façon à ce que toutes les parties de la voûte étant soutenues comme au moment de sa construction, on puisse, sans redouter le moindre affaissement, retoucher telle partie voulue.

Nous donnons, figure 1476, la vue d'une galerie de mine avec ses étais de boisage. Le boisage devant être de longue durée est fait avec des bois très forts non équarris pour économiser la main-d'œuvre.

Le mot étaiement vient du verbe étayer ; action de procéder à un étaiement, de placer des étais. (Voy. blindage, arc-boutant, chevalement et les mots en italique.)