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Arbre

subs. masc.

Section de tronc d'arbrePlante ligneuse et vivace, à tige épaisse d'une certaine hauteur, nue à la base et couronnée de branches, de rameaux et de feuilles, au sommet.

La partie de la tige comprise entre le sol et les premières branches constituent le tronc de l'arbre.

Si on observe un tronc d'arbre coupé par une section transversale ou une section longitudinale dans l'axe (fig. 135), on y remarque une série de couches concentriques divisées en deux systèmes, le système central et le système cortical, en allant du centre à la circonférence.

Le système central est ainsi composé :

1° La moelle qui, dans les arbres à bois dur, fait corps avec le bois et forme le cœur de l'arbre.

2° L'étui médullaire ou enveloppe très mince de la moelle.

3° Le ligneux ou bois parfait et l'aubier ou bois en formation qui se reconnaît à sa couleur plus blanche que celle du bois fait : ces deux parties se composent de fibres ligneuses groupées en faisceaux très adhérents dans lesquels se trouvent des cellules et des vaisseaux incrustés de matières solides. Ces différents faisceaux sont traversés et reliés entre eux par des lames ou cloisons verticales qui rayonnent de la moelle à l'écorce, que l'on appelle rayons médullaires ; ces lames établissent la communication entre l'écorce et les parties centrales de la tige ; elles forment les mailles du bois.

Le cambium, matière visqueuse constituée par la sève, contribue à l'accroissement de l'arbre et de l'écorce.

Le cambium est placé entre le système central et le liber.

Le système cortical comprend :

1° Le liber, ou première couche intérieure de l'écorce, composée de fibres longues et très tenaces.

2° L'enveloppe cellulaire ou herbacix généralement de couleur verte, est entièrement formée de cellules ; elle communique avec les parties centrales par les rayons médullaires.

3° L'enveloppe subéreuse également cellulaire et qui se développe très peu.

4° L'épiderme qui s'étend sur toute la surface du végétal et se couvre de rugosités et de crevasses plus ou moins profondes, suivant l'âge de l'arbre.

L'ensemble de ces couches, depuis le liber jusqu'à l'épiderme, constitue l'écorce.

Les branches et les rameaux sont organisés comme le tronc.

Chaque année le cambium formé par la sève se modifie et se transforme en aubier, tandis que l'aubier devient un bois parfait ou bois mur. Le cambium se modifie de même sur le liber et le reste de l'enveloppe corticale. Ces changements produisent une série de couches qui vont en s'agrandissant et augmentent la grosseur de l'arbre.

Les couches les plus anciennes sont les plus compactes et les plus dures. Le nombre de ces couches permet de savoir approximativement l'âge de l'arbre.

L'accroissement en hauteur se fait chaque année par un nouveau scion ou rejet que le bourgeon terminal forme au-dessus de celui de l'année précédente.

Les arbres se divisent suivant la nature de leurs bois, en arbres à bois dur, chêne, hêtre, etc , et en arbres a bois tendre, peuplier, sapin, etc. Suivant leur rapport on distingue les arbres forestiers et les arbres fruitiers, dont les uns sont indigènes et les autres étrangers. (Voy. Bois).

Les arbres résineux tels que le pin et le sapin sont des arbres à feuilles persistantes qui conservent leurs feuilles pendant l'hiver et dont la sève épaissie produit la résine.

Les arbres a feuilles caduques sont ceux dont les feuilles tombent chaque année.

Les arbres se distinguent des arbrisseaux et des arbustes par une plus grande taille et une plus longue durée.

Les arbrisseaux ne dépassent pas 4 à 5 mètres et les arbustes se ramifient au niveau du sol.

L'abatage des arbres se fait de préférence du mois de novembre au mois de février. A cette époque la sève est inactive ; elle est descendue dans la partie inférieure de l'arbre.

Quand ils sont abattus en pleine sève, les tissus ligneux en sont imprégnés, ce qui retarde la dessication du bois : de plus, en se décomposant elle engendre la piqûre ; le bois est alors impropre au travail.