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Charnière

subs. fém.

CharnièreAppareil composé de deux lames (dont l'une au moins est mobile), assemblées sur un axe commun, formé d'une broche ou goupille sur laquelle s'enroulent alternativement les charnons des deux lames.

Fig. 738. Charnière ouverte. La figure 739 la fait voir démontée.

Les charnières se font ordinaires ou renforcées. Ces dernières ont les lames faites d'une seule pièce en épaisseur.

Elles se font de différentes formes : longues ou carrées, suivant leur usage ; les longues sont employées pour le ferrage des portes sur le champ desquelles elles sont posées : les charnières carrées se posent à plat.

Parmi les charnières on distingue aussi la charnière à noeud carré, la charnière à hélice qui s'emploie pour le ferrage des portes se fermant seules ; la charnière à arrêt ou à coq qui sert pour la ferrure de certains abattants, les charnières coudées pour ferrer les volets brisés se repliant entre eux ; elles sont coudées pour laisser la place de une ou de plusieurs feuilles. Fig. 740.

Les feuilles de paravent sont ferrées avec des charnières à deux axes alternatifs. Ces charnières se posent sur le champ des feuilles et permettent de les développer dans les deux sens.

Dans le ferrage de leurs portes, pour éviter qu'en se mouvant elles ne frottent sur le parquet ou sur les tapis, les Anglais coupent les charnons en hélice au lieu de les couper perpendiculairement à la broche.

Les charnons représentent donc une sorte de vis à plusieurs filets ; et la porte, en s'ouvrant, s'élève en même temps d'une hauteur proportionnée à l'amplitude de l'ouverture. Cette disposition de ferrure nécessite un profil spécial de la traverse supérieure de la porte.