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Parquet

subs. masc.

Parquet mosaiqueRevêtement de menuiserie posé sur le sol des pièces de nos habitations.

Les bois employés pour les parquets varient suivant les localités ; ceux dont on se sert le plus habituellement sont le chêne et le sapin.

Les autres bois, tels que poirier, acajou, noyer, etc., sont plus spécialement réservés aux parquets mosaïques ou en marqueterie.

Les parquets se font généralement par frises rainées de 0m27 à 0m34 d'épaisseur, sur une largeur qui varie de 0m05 à 0m11 et quelquefois jusqu'à 0m15 ; celles au-dessous de 0m08 sont dites bois étroit et celles au-dessus bois large.

Plancher sur soliveIl est indispensable que les lames soient bien de même épaisseur, afin d'obtenir un affleurement irréprochable.

Les parquets qui se font par planches entières prennent plus particulièrement le nom de plancher ; ils se posent quelquefois directement sur les solives du plancher en charpente ainsi que ceux en frises. Fig. 2878. (Voy. plancher.)

Le plus souvent les planchers et parquets se posent sur des lambourdes en chêne de 0m34 d'épaisseur ou plus sur 0m08 de largeur ; elles sont scellées au plâtre sur l'aire des planchers des étages et au bitume pour les rez-de-chaussée. (Voy. Lambourde.)

Le nivellement des lambourdes doit être rigoureux. Chacune des frises ou lames de parquet est fixée sur les lambourdes au moyen de clous dits à parquet enfoncés obliquement dans le joint, afin qu'ils ne soient pas apparents à la surface ; des cales de 0m27 de large et de 0m03 à 0m05 de long taillées en coin dans le travers du bois (fig. 2879) que le parqueteur fend successivement, servent à caler la frise avant de la clouer afin que la surface se dresse parfaitement. Une règle placée sur les frises déjà posées et sur une lame placée au delà comme repère sert à vérifier si la lame se dresse.

Les lambourdes se posent suivant les parquets qu'elles doivent recevoir. On distingue parmi les parquets : les parquets à l'anglaise ou en frises, les parquets à bâtons rompus, les parquets à point de Hongrie ou en fougère, les parquets retournés au milieu, les parquets retournés sur tous sens, les parquets en feuilles ou à compartiments, les parquets mosaïques ou décoratifs.

Cale de parquet et Parquet à joints réguliers par frisesA l'exception du parquet à l'anglaise, ces parquets sont quelquefois compris dans une ou plusieurs frises placées près des murs et formant encadrement ou bordure. (Voy. Encadrement.) Dans les parquets mosaïques, cette bordure existe toujours ; les frises de ces encadrements qui touchent les murs doivent être plus larges de l'épaisseur des lambris ou des plinthes qui doivent les recouvrir.

Les foyers en marbre des cheminées sont toujours entourés d'un cadre à une ou deux frises, dans lequel vient s'assembler le parquet.

Les bouches de chaleur qui sont dans les parquets doivent aussi être encadrées.

Les lambourdes des parquets à l'anglaise ou à liaison sont posées à un écartement de 0m45 à 0m50 en moyenne.

Dans ceux à joints irréguliers où les frises sont employées de toute leur longueur, les joints à bois de bout doivent poser sur une lambourde et être rainés.

Les parquets à l'anglaise à joints réguliers ou à coupe de pierre sont ceux dont les joints à bois de bout se trouvent de deux en deux sur la même ligne.

Fig. 2880. Parquet à joints réguliers par frises de 0m90 à 0m95 de long coupées dans du bois de 1 ou de 2m00.

Parquet à l'anglaise et parquet à batons rompusLes frises sont posées parallèlement au devant du cadre du foyer.

Les mesures des foyers sont données par l'architecte ou le marbrier ; elles sont ordinairement marquées sur le coffre de la cheminée. Un autre genre de parquetage des parquets à l'anglaise consiste à couper d'onglet l'extrémité des frises, ainsi que le montre la figure 2881.

Fig. 2882. Parquets à bâtons rompus avec cadre de foyer ; les deux travées qui sont au bout du cadre prennent le nom de travées de côtés de feu ; ce genre de parquets s'emploie souvent pour les rez-de-chaussée, en le posant quelquefois sans lambourde ou à bain de bitume.

Ces parquets sont formés de lames disposées de façon que les joints de leurs extrémités s'entrecroisent pour donner alternativement un joint et une lame ; ces lames font avec les axes des lambourdes sur lesquelles elles sont posées des angles de 90 degrés.

Les lames s'assemblent sur la frise d'encadrement au moyen d'une languette ménagée à cet effet.

Fig. 2883. Parquet à point de Hongrie ou à fougère.

Parquet à point de Hongrie et parquet retourné au milieuCe parquet diffère du parquet à bâtons rompus par les fausses coupes suivant lesquelles les frises se retournent et qui, comme les précédentes, sont rainées en bout. Dans les parquets à point de Hongrie ou fougère, les côtés de feu peuvent avoir un écartement différent de celui de la pièce.

Les extrémités des lames sont rainées, une fausse languette est rapportée pour maintenir le joint.

L'écartement des travées, mesuré à l'équerre entre les joints, peut varier de 0m,20 à 0m,60 ; ceux au-dessous de 0m,50 sont dits à petit écartement, ceux de 0m,30 et au-dessus sont à grand écartement.

Fig. 2884. Parquet retourné au milieu avec frises d'encadrement.

Ces parquets se font le plus souvent en bois étroit, avec un écartement de 0m,40 en moyenne.

La disposition des lambourdes est indiquée en dehors de la partie posée de parquet.

Parquet retourné sur tous sens avec frises d'encadrement et parquet en feuilles dit parquet VersaillesFig.2885. Parquet retourné sur tous sens avec frises d'encadrement. Ces parquets se font comme ceux retournés au milieu, avec des bois étroits et les mêmes écartements.

Ces parquets, quoique faits avec la même essence de bois, placés dans des sens différents, offrent des effets de lumière assez remarquables.

La quantité de lambourdes employées par mètre superficiel pour ces différents parquets est variable.

Quand elles ne sont pas reconnues par attachement. il en est alloué 2m,25 pour ceux à l'anglaise, 2m,75 pour le point de Hongrie et 4m,50 pour le retourné sur tous sens.

Fig. 2886. Le parquet en feuilles se faisait autrefois par feuilles de 1m X 1m, avec bâti et panneaux assemblés. Il est peu employé maintenant et est remplacé le plus souvent par des feuilles de 0m,50 X 0m,50 dont les différentes parties sont rainées et collées en bois de toute épaisseur. Ces feuilles, ainsi que celles des parquets mosaïques, sont fabriquées par des maisons spéciales. Les bois de différentes couleurs employés pour ces dernières sont en placage de 0m,01 d'épaisseur.

Ces feuilles se posent presque toujours sur un premier plancher en sapin ou en chêne par frises à joints ouverts, jointifs ou rainés.

Le rabotage ou replanissage des parquets se fait quand tous les travaux sont achevés et particulièrement les travaux de peinture.

Avant d'étudier les parquets à compartiments, parquets mosaïques, parquets marqueterie, résumons les données générales relatives aux parquets ordinaires et à leur pose :

Parquet à l'anglaise. Il peut s'exécuter en sapin ou en chêne ; mais, ainsi que pour toutes les surfaces soumises à un frottement continu, le chêne doit être préféré. Les frises employées varient de 8 à 14 centimètres de largeur sur 27 à 34 millimètres d'épaisseur, suivant les forces que l'on veut leur donner. Les frises s'assemblent entre elles à rainures et à languettes maintenues sur des lambourdes de 6 à 8 d'équarrissage, espacées de 0m,50 par de petits clous inclinés dans le champ du bois.

Les frises doivent être coupées de telle sorte que les joints se trouvent au milieu de la lambourde et toujours chevauchés.

Les parquets exécutés avec un peu de soin doivent être maintenus, le long des parois des murailles, par un ou plusieurs cours de frises qui maintiennent le système assemblé et lui donnent un peu plus de solidité.

Parquets à point de Hongrie ou à fougère. Les frises employées pour ce genre de parquet ont en général les mêmes dimensions que celles du parquet à l'anglaise ; seulement la longueur est variable, et doit, autant que possible, être subordonnée aux dimensions de la pièce à parqueter. Malgré cela et pour plus de commodité dans la construction, on a adopté une longueur moyenne de 1 mètre. Les frises s'emboîtent longitudinalement et se clouent sur la lambourde, au milieu de laquelle tous les joints doivent se trouver.

Les parquets à compartiments ou d'assemblage sont ceux qui sont composés de bâtis s'assemblant à tenons et mortaises, et de panneaux arasés avec le bâti ; ces parquets sont nommés aussi parquets sans fin.

Fig. 2887. Parquet d'assemblage dont les bâtis principaux sont doubles et dont les panneaux de remplissage sont triangulaires ou carrés.

Parquet d'assemblage et méthode de pose du parquetCes sortes de parquets s'emploient plus rarement que les précédents à cause de leur prix élevé et de la difficulté de leur exécution. Il sont susceptibles de combinaisons très variées. Leur construction est plus résistante et supérieure à celle des parquets ordinaires.

Ces parquets peuvent se faire de deux manières : la première consiste à mettre les côtés des feuilles parallèles aux parois de la pièce ; la seconde à les disposer de telle sorte que la diagonale des feuilles soit parallèle. Ce second moyen est préférable en ce que le parquet ne se trouve pas à bois de fil, du moins pour le bâti. La forme en est plus agréable, et le parquet a l'avantage de s'user moins vite.

La pose de ce genre de revêtement, quoique n'offrant pas de grandes difficultés, exige cependant un certain ordre et une disposition toute particulière. Roubo, dans son Traité de menuiserie, en donne les détails suivants :

Avant de poser le parquet, on commence par tracer deux axes de la pièce en prenant pour point milieu celui de la cheminée, dans le cas où elle ne serait pas au milieu de la pièce et afin que son foyer coupe également le parquet. On tracera ensuite les deux lignes d'axe, au joint desquelles on posera la première feuille, de façon que l'angle se trouve sur les lignes (fig. 2888), et ainsi des autres feuilles, qui arriveront dans la pièce où elles pourront. Quand les dosserets des croisées ne sont pas égaux et que, par conséquent, le trumeau n'est pas au milieu, on posera toujours les feuilles suivant l'axe de la cheminée en prenant des dispositions telles qu'une feuille entière ou demi-feuille se trouve toujours à la rencontre du foyer. Lorsque les pièces sont ainsi disposées et que les trumeaux sont décorés de glaces sur les faces opposées, on devra prendre comme centre le point de rencontre des axes pris sur les milieux des glaces, c'est-à-dire prendre comme centre celui des deux glaces, de façon que si l'on pose un lustre, il se trouve sur le milieu d'une feuille.

Quant aux compartiments de chaque feuille, on les fait de deux façons : la première consiste dans une division de 16 carrés en diagonale et dont les angles touchent les bâtis ; la seconde, à faire aussi 16 panneaux carrés, mais dont les côtés sont parallèles à ceux des feuilles (ou bâti). Dans les parquets à compartiments, on peut alternativement employer les carrés en diagonale et ceux parallèles.

On peut aussi (ce qui fait bon effet) poser autour des pièces un champ de frises servant d'encadrement au parquet, et se reliant beaucoup mieux avec celles du foyer de la cheminée, des portes, etc. Ce rang de frises s'assemble avec les feuilles à rainures et languettes, ce qui le rend plus solide en lui faisant, pour ainsi dire, un bâti.

La longueur des frises se détermine en donnant comme longueur la largeur des feuilles du parquet et la moitié de leur largeur par chaque bout, de sorte que toutes les extrémités s'assemblent à rainures, languettes et d'onglets.

Un second moyen consiste à donner en longueur le double des dernières, afin qu'elles contiennent deux feuilles de parquet, et de les assembler carrément en forme de damier. Ce second moyen, moins bien que le précédent, est cependant plus solide. Quant à la largeur des frises, elle doit être égale à celle du bâti du parquet.

Les feuilles de parquet sont composées de bâtis et de panneaux. Les bâtis doivent avoir de 8 à 10 centimètres de largeur, suivant la dimension des feuilles. On les assemble à tenons et mortaises qui, comme épaisseur, doivent avoir les deux septièmes de celle du bâti et être placés au milieu du bois, afin d'avoir plus de solidité, et que la jouée du devant ait une suffisante épaisseur. Les battants ont un tenon par le bout de droite et un enfourchement à celui de gauche, afin qu'on ne soit pas exposé à faire des éclats en poussant les rainures et les languettes au pourtour des feuilles.

Il faut aussi faire en sorte que l'enfourchement ne soit pas tout au travers du battant, mais seulement à 0m,03 de profondeur, afin qu'il reste suffisamment de bois au pourtour pour porter le bouvet quand on fait les languettes des feuilles. On pourrait éviter cet inconvénient en faisant un assemblage d'onglet, ce qui est plus prompt mais moins solide.

Les jouées des rainures du bâti doivent être aussi épaisses que possible, et les rainures peu profondes, car la trop grande profondeur ne donne pas de solidité et ne fait qu'affaiblir les jouées.

Quoiqu'on ne fasse ces parquets qu'à un parement, il faut néanmoins qu'il soit d'égale épaisseur afin de porter également sur les lambourdes. Il faut aussi que les arasements du dessous s'approchent le plus possible (0m,002 ou 0m,003 au moins), car une trop grande distance entre eux retirerait de la force aux assemblages et exposerait le parquet à se détériorer et à pourrir plus vite. Les feuilles s'assemblent entre elles à rainures et languettes. Il y a différentes manières de faire les parquets à compartiments en employant les bois fins des diverses couleurs, le noyer noir et blanc, le palissandre, etc. ; mais, ce qu'il importe, dans ce cas, c'est de n'employer que des essences d'une égale dureté, afin d'offrir une résistance identique avec le frottement.

Parquets à compartimentsOn fait aussi, mais bien rarement, à cause de leur peu de solidité, des parquets en marqueterie. Mais en général, pour que les parquets soient bons, il faut que le bois soit bien sec, parce qu'étant composé de plusieurs pièces, les unes en bois de bout, les autres de fil, il arrive que, le bois de bout se retirant, la résistance qu'il fait ouvre les joints et fait quelquefois fendre les assemblages.

Le bois généralement employé pour les parquets à compartiments est le merrain ; ce bois, n'étant pas de sciage mais refendu sur maille, est beaucoup plus résistant.

Les figures 2889, 2890, 2891, représentent des parquets à compartiments dont, comme celui de la figure 2887, les bâtis sont doubles.

Les parquets mosaïques sont ceux dans lesquels sont employés des bois de diverses essences disposés de façon à obtenir par la variété de leur coloration des combinaisons de dessins qui sont très nombreuses.

Ces sortes de parquets ne sont pas posés directement sur des lambourdes, à moins que celles-ci ne soient croisées, mais sur un premier plancher exécuté en sapin du Nord ou en chêne ; bois très sec, très solidement fixé et bien arasé.

Parquet mosaïqueLes dessins que l'on peut obtenir pour ces sortes de parquets étant variés à l'infini, il suffira d'en indiquer quelques-uns.

Fig. 2892. Parquet mosaïque exécuté par M. Lavaud, menuisier à Marly, d'après les dessins de M. Delisle, architecte à Paris. Ce parquet est posé sur un premier parquet en chêne brut, solidement fixé et reposant sur des lambourdes également en chêne, de 0m,034 X 0m,08, distantes entre elles de 0m,40 ; les lambourdes reposent sur le bitume.

Parquet mosaïqueLes panneaux ont 0m,45 X 0m,45 pour une épaisseur de 0m,027. Les bandes d'encadrement sont par panneaux de 0m,20 de largeur sur 0m,50 de long ; les frises des soffites sont par panneaux de 0m,20 X 0m,30 de long. Les bois employés sont : le chêne, l'érable, le noyer d'Amérique, les filets noirs.

Ce parquet vaut 50 francs le mètre superficiel, y compris les bordures et le double parquet en chêne.

Ce parquet vaut 50 francs le mètre superficiel, y compris les bordures et le double parquet en chêne.

Fig. 2893. Parquet mosaïque ; chêne, noyer, érable, filets noirs.

Parquet mosaïqueFig. 2894. Parquet mosaïque ; chêne, érable, filets noirs.

Fig. 2895. Parquet mosaïque ; chêne, érable, filets noirs.

Fig. 2896. Parquet mosaïque ; chêne, noyer, érable, filets noirs.

Fig. 2897. Parquet mosaïque ; chêne, noyer, érable, filets noirs.

Fig. 2898. Parquet mosaïque ; chêne, noyer, érable, filets noirs.

Les figures 2899, 2900, 2901, 2902, donnent quelques spécimens de frises pour encadrer ces parquets ; elles s'exécutent avec les mêmes bois.

Frises de parquetLes ressources offertes pour les colorations variées des bois sont utilisées pour obtenir dans les parquets des dessins autres que des figures géométriques. On fait, très exceptionnellement et seulement pour des parquets de grand luxe, des dessins où l'ornementation la plus riche et la plus variée est obtenue par des essences de bois de couleurs variées ; quelquefois même par des bois teints chimiquement, comme pour de la marqueterie. Ces parquets tiennent beaucoup plus de l'art du marqueteur que du parqueteur ; ils sont du reste si rarement employés qu'il suffit de les signaler sans s'y attarder plus longtemps.

On appelle parquet phlipoté ou flipoté celui qui est fait avec du bois de second choix ayant des trous, des nœuds ou autres défauts bouchés par des flipots (voy. ce mot).

On construit depuis peu en Amérique des parquets qui s'enlèvent absolument comme des tapis. Ces parquets consistent en lamelles de bois fixées sur un drap grossier à l'aide d'un ciment particulier, et formant par leur assemblage un dessin agréable à l'œil. Ces lamelles, de moins d'un centimètre d'épaisseur, sont de différentes couleurs, vernies à l'huile et aussi exactement jointes que les feuilles d'un parquet ordinaire. Le parquet ainsi obtenu peut être lavé, frotté et huilé de la même manière qu'un autre plancher, et il a l'avantage d'être portatif et de pouvoir être placé dans une autre chambre en cas de changement d'habitation.

Outre le système de pose qui a été indiqué plus haut, il existe un certain nombre de procédés différents ; nous nous bornerons à indiquer le système guérin, qui paraît réunir certains avantages.

Parquet démontableLa figure 2903 représente la coupe d'un plancher faite parallèlement aux lambourdes et par contre d'équerre sur les fers T constituant le solivage. Cette lambourde est accrochée au fer T par une espèce de crochet fixé sur la rive de la lambourde. En bas de la figure sont des dalles en terre cuite, plâtre, béton, ciment, etc., portées sur les ailes inférieures des fers I.

La figure 2904 fait voir un parquet démontable du même inventeur. D est la solive en fer I, vue parallèlement à la direction, solive qui porte la lambourde C sur laquelle est fixée, par de fausses vis, une lame de parquet B, quelle qu'en soit la forme : à l'anglaise, bâtons rompus, etc.

Il est aisé de comprendre avec quelle facilité on peut, sans déchet, déplacer tout le bois, soit pour le remplacer, soit pour le remettre en place après nettoyage ou étuvage

La figure 2905 indique un parquet accroché à des lambourdes en bois entaillées de façon particulière pour recevoir le bec du crochet, de quelque façon que les lambourdes soient fixées au solivage.

Ainsi qu'il a été dit plus haut, la première condition de bon établissement d'un parquet est la parfaite sécheresse du bois qui y est employé, aussi bien que du bois employé pour les lambourdes. On comprend aisément que l'emploi d'un bois non sec pour les lambourdes entraînerait, par le jeu de celles-ci, la réfection du parquet qui y serait fixé.

Les parquets, qui étaient autrefois la spécialité d'ouvriers spéciaux, sont presque tous fabriqués aujourd'hui mécaniquement ; l'ouvrier n'a plus qu'à mettre les lames en place et à les replanir.

Les pays du Nord, tels que la Suède, la Norvège, la Prusse, fournissent les sapins blancs et rouges dont sont faits les planchers et les parquets ; la Russie et la Hongrie fournissent les plus beaux parquets en chêne.

Les machines qui préparent les lames pour parquets font en même temps le rabotage, la rainure et la languette ; on comprend que le travail manuel ne pouvait rivaliser avec des appareils aussi perfectionnés.

Parquet de glace, lambris de revêtements destinés à recevoir les glaces et à préserver l'étamage de l'humidité des murs.

Parquet de glaceLes panneaux se font en bois de 5 millimètres à 10 millimètres d'épaisseur, et de la largeur des planches.

Le bâti extérieur A est plus épais que celui intérieur de l'épaisseur de la glace et des flanelles que l'on pose derrière elle pour éviter son contact avec le bois ; les montants intermédiaires B peuvent être assemblés simplement à languette dans les traverses C.

Le cadre qui maintient la glace se fixe sur le bâti extérieur au moyen de clous ou de vis. Fig. 2906.

Pour les glaces étamées à l'argent, qui craignent moins l'humidité que celles au mercure, on se contente quelquefois de champs feuillés et de tringles figurant le bâti intérieur cloués sur les murs ; le cadre se cloue également sur le champ formant bâti extérieur. Fig. 2907.

Prix : Men., bois neuf; au mètre superficiel :

Points de Hongrie. Parquets à points de Hongrie ordinaire ayant des frises d'encadrement ; il est ajouté une plus-value par mètre superficiel ... P. 0 fr. 25 S. 0 fr. 30

Dans les frises d'encadrement, chaque ressaut à 2 coupes en plus des foyers donne droit, par ressaut, à une plus-value de ....... 0 fr. 25 0 fr. 30

Pour parquet à bâtons rompus, au lieu de points de Hongrie, il est alloué, par mètre superficiel, une plus-value de........... 0 fr. 25 0 fr. 30

Les lames de parquet à points de Hongrie doivent toujours être clouées des deux bouts. A l'anglaise (S). Pour emploi de sapin rouge en 0m,025, plus-value, par mètre superficiel de................................S. 0 fr. 60

Pour emploi de sapin rouge en 0m,032, plus-value, par mètre superficiel de........................1 fr.

A joints réguliers, dit coupe de pierre, ou à joints sur lambourdes. 0 fr. 40 0 fr. 45

A joints réguliers, dits coupe de pierre, par frises au-dessous de 1m de long..........................0 fr. 70

Au foyer en pan coupé, pour coupes biaises et rainage au pourtour, par foyer..........P. 1 fr. 50 1 fr. 35

Chaque losange retourné au milieu sera compté pour ceux en frises de 0>",085 à 0m,110.....P. 3 fr. S. 2 fr. 80

Chaque losange retourné au milieu sera compté pour ceux en frises de 0m,065 à 0m080........ 3 fr. 45 3 fr. 20

Chaque losange retourné au milieu sera compté pour ceux en frises au-dessous de 0m,065. . . . 3 fr. 85 3 fr. 60

Dans les parquets a bâtons rompus, le prix des losanges retournés au milieu est augmenté de 0 fr. 40 sur les prix ci-dessus.

Parquets en éventail. La surface des parquets en point de Hongrie est augmentée de moitié (S).

Bouche de chaleur encadrée, la pièce, carrée...........P. 0 fr. 95 S. 1 fr.

Bouche de chaleur encadrée, la pièce, installée dans la frise d'encadrement ............ 1 fr. 55 1 fr. 65

Bouche de chaleur encadrée, la pièce, octogone.......... 4 fr. 70 4 fr. 90

Entourage de colonne avec coupe circulaire bien ajustée.....0 fr. 45 0 fr. 50

Joints circulaires en bout des frises de parquets à rainures et languettes convexes, le mètre linéaire. ... 1 fr. 55 1 fr. 65

Joints circulaires en bout des frises de parquets à rainures et à languettes concaves, le mètre linéaire. 2 fr. 45 2 fr. 43

Parquets de 1er choix, débiles sur mailles, en plus, par mètre superficiel.......... 1 fr. 50

Coupe biaise non embrèvée ; pour un biais minimum de 0m,02 par mètre, il est alloué par mètre linéaire de coupe biaise non embrevée, au droit des murs.......P. 0 fr. 16

Pour coupe biaise embrevée, le mètre linéaire, en plus................... 0 fr. 50

Le contre-parement corroyé, pour toutes épaisseurs, donne, par mètre superficiel, une plus-value de sapin....... 0 fr. 50

chêne....... 1 fr.

Les encadrements de foyers font partie des parquets ; dans le mesurage des parquets, tous les vides sont déduits. Les prix sont réduits de 2 à 10 p. 100 pour bois comportant aubiers, nœuds, gerces ou autres défauts. Vieux bois, toutes les plus-values ci-dessus sont applicables aux parquets en vieux bois, mais avec 0 fr. 20 par franc d'augmentation,

Les prix des parquets retournés sur tous sens comprennent la plus-value des frises d'encadrement et celle des ébrasements ; soit à losanges ou autres, et l'encadrement des bouches de chaleur.

En feuilles, bâtis assemblés à tenons et mortaises, le mètre superficiel :

Bâtis 0m,034, panneaux 0m,027 .......P. 25 fr.

— 0m,041, — 0m,034 ....... 29 fr.

Lorsque les bâtis intérieurs, ne sont pas assemblés à tenons et mortaises, mais seulement à languettes, I/5 en moins.

Parquets en feuilles vieux bois, équarris et rainés, ajustés et reposés, par mètre superficiel. . . P. 3 fr. 25 S. 3 fr. 35

Ajustés et reposés...... 2 fr. 50 »

Déchevillés, retaillés, d'assemblages, rechevillés, équarris, rainés et reposés...... 4 fr. 73

Aux parquets débités dans des vieux bois et façonnés entièrement, il est ajouté sur les prix ci-dessus, par mètre superficiel compris pose des lambourdes et fournitures des clous.

Prix : Menuiserie, au mètre superficiel ; bois neuf.

Parquets sur bitume, en frises de bonne qualité, sans aubier, nœud, gerce ou tout autre défaut; compris montage et descente des gravois.

A. A bâton rompu posé par frises de 0m,11 de large jusqu'à P. 0m,35 à 0m40, S. 0m,35 à 0m,50 de long sur aire en gravois passés au crible (non fournis) de 0m,05 à 0m,10 d'épaisseur : scellé à bain de bitume (sans lambourde) ; compris . affleurage) avant ou après le travail des peintres :

Sapin de 0m,020 d'épaisseur. . P. 8 fr. S. 7 fr. 70

Chêne de 0m,027 d'épaisseur. . 10 fr. 10 9 fr. S0

A point de Hongrie, même système que les frises en chêne de 0m50 de long et de 0m,027 d'épais. P. 10 fr. 50 S. 10 fr. 20

B. Avec languettes en fer à bâtons rompus ou à l'anglaise, pour frises de 0m11 de largeur, posées à bain de bitume 0m,013 d'épaisseur :

Sapin de 0m,027 d'épaisseur. . P. 8 fr. S. 8 fr.

Hêtre de 0m,27 — . . 9 fr. 9 fr.

Chêne de 0m,27 — . . 10 fr. 10 fr. 60

A point de Hongrie même système que B sur chacun des prix, plus-value par mètre superficiel de..............P. 0 fr. 50 S. 0 fr. 50

A point de Hongrie retourné en tous sens ; par losange ; plus-value, à la pièce............. 1 fr, 50 1 fr. 50

Prix (Voy. lambourde, panneau).

Devis pour parquet (Voy. plancher).