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Défauts des bois

I. On donne ce nom aux vices que présentent les bois et qui sont occasionnés par des maladies de l'arbre dans lequel ils ont été débités, et par des accidents divers ou des défauts particuliers. Les défauts principaux du bois, sont : l'aubier, les flaches, les gélivures, les malandres, les nœuds, les roulures, les échauffures, les piqûres de vers, la pourriture, etc.

Tous les bois atteints de défauts provenant de maladies doivent être rebutés ; d'autres, au contraire, peuvent être employés si l'on peut les purger de ces défauts, tels que nœuds, aubier, gerces, etc.

Parmi les accidents qui peuvent détériorer un arbre, on peut citer : les mutilalions provenant de chocs, les coups de vent, les coups de foudre, etc., ainsi que ceux qui sont produits par l'action des agents atmosphériques tels que la roulure, le double aubier, les gélivures, etc.

On peut citer aussi les accidents dus aux piqûres d'insectes, et ceux produits par l'attaque d'animaux, etc.

Les maladies principales, telles que la décomposition du tissu ligneux, la pourriture, les bois sur le retour, réchauffement, la vermoulure, la carie, etc., déterminent des défauts, qui font rejeter ces bois de toute construction. (Voy. bois et maladie.)

II. En menuiserie, on donne le nom de défaut ou de témoin, aux traces de sciages qui restent sur les faces ou sur les rives d'un morceau de bois, après qu'il a été corroyé, pour témoigner qu'il ne pouvait pas avoir plus d'épaisseur ou de largeur ; on dit alors qu'on a laissé du défaut.