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Gargouille

subs. fém.

Gargouille à l'église Saint-Jacques, à DieppeI. Ouverture par laquelle s'écoule vers le sol l'eau d'une fontaine, d'une gouttière ou d'un chéneau.

Ces ouvertures étaient, dans les monuments antiques, ornées d'une tête de lion ou d'un masque de figure humaine.

Au moyen âge, les gargouilles, faites généralement d'une seule pierre creusée en canal, représentaient des animaux ou chimères auxquels l'imagination de l'artiste donnait les formes et les grimaces les plus bizarres.

Fig. 1709. Gargouille à l'église Saint-Jacques, à Dieppe (XVe siècle).

Dès cette époque, comme encore aujourd'hui, on donnait aux gargouilles une saillie assez forte sur le monument afin que l'eau qu'elles dégorgeaient fût chassée loin de la construction.

GargouillesLes formes se modifièrent successivement selon les époques et les styles, depuis la simple pierre creusée (fig. 1710. Gargouille à la cathédrale de Moulins), jusqu'aux fantaisies les plus burlesques, les plus grimaçantes.

A l'époque de la Renaissance, les gargouilles prirent le plus souvent la forme d'une console presque toujours terminée par une figure humaine.

Fig. 1711. Gargouille au château de Saint-Germain (XVIIe siècle).

De nos jours, on est revenu aux formes précédentes et les gargouilles représentent des animaux ou êtres plus ou moins chimériques.

Fig. 1712. Gargouille à l'église du Sacré-Cœur de Montmartre (XIXe siècle).

Assemblage à gargouilleII. Charp. On nomme assemblage à gargouille, celui dans lequel la mortaise remplace le tenon et réciproquement.

A cet effet, les deux rives de la mortaise sont transformées en entailles et la pièce qui doit s'y assembler porte une entaille au lieu d'un tenon. Fig. 1713.

III. On donne le nom de gargouille aux tuyaux en fonte placés dans les trottoirs et qui servent à l'écoulement des eaux.