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Chaperon

subs. masc.

Chaperon de scieI. Mac. Couronnement d'un mur d'une ou deux pentes ou égouts destiné à faciliter l'écoulement des eaux pluviales.

Législ. Le chaperon à deux pentes présume la mitoyenneté du mur. Quand le chaperon n'a qu'une pente, il laisse présumer que le mur n'appartient qu'au propriétaire sur le terrain duquel l'eau pluviale est déversée (Art.654 du Code civil).

Les chaperons bombés sont dits chaperons en bahut.

II Charp. Fausse coupe faite à l'extrémité d'une pièce de bois dont le tenon doit pénétrer dans une mortaise dont le bois est flaché (fig. 710).

III. On donne également le nom de chaperon à divers accessoires servant à réunir les lames des scies avec la monture, tant par le haut que par le bas.

Celui qui sert pour la scie allemande (fig. 711) se compose de deux lames de tôles rivées ou soudées par le bout qui pénètre dans les tourillons à repos, traversant les bras de la scie ; l'autre extrémité est ouverte pour laisser passer la lame de la scie qui est fixée au chaperon par une vis ; l'autre extrémité du chaperon est fixée par un clou qui la traverse de part en part aux tourillons dont celui du haut sert de poignée. Le tourillon du bas se termine en boule pour lui donner moins de longeur ; le chaperon y est fixé de la même manière.

La figure 712 représente un chaperon ou tourillon en fer servant à monter les scies à lames tournantes. Ce chaperon est plein ; la lame y est fixée comme dans le précédent ; un trou percé dans la tête sert à donner à la lame l'inclinaison voulue.

Ces deux sortes de chaperons sont employées pour le montage des scies à chantourner.

Les figures 713, 714 représentent un chaperon pouvant servir pour les scies à tenons ou les scies à araser. Il se compose d'une lame de cuivre ou de tôle repliée sur elle-même par le haut pour former repos sur le bras de la scie, et qui vient se doubler par le bas pour recevoir la lame de la scie à laquelle il est fixé par un clou rivé. Ce genre de monture a l'avantage de supprimer le clou qui traverse le bras de la scie et le fait souvent fendre à cause de la pression supportée seulement par une partie du bras.