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Croix

subs. fem.

Croix grecque latine et de malteRéunion de deux, trois ou quatre morceaux de pierre, fer, bois, etc., assemblés de façon à se croiser le plus souvent à angles droits.

On appelle croix grecque celle dont les branches sont égales (fig. 1122) ; la croix latine a la branche du bas plus longue d'environ le double de la longueur des autres.

Les églises byzantines sont édifiées sur un plan en forme de croix grecque et les églises gothiques sur le plan de la croix latine.

La croix de Malte a les bras formés de deux triangles. Fig. 1124.

Charp. Croix de Saint-André. On donne ce nom à deux pièces de bois assemblées le plus souvent au moyen d'entailles à mi-bois et formant entre elles des angles quelconques, ce qui donne à l'ensemble la forme d'un X. Les pièces formant la croix sont traversées par un boulon. La figure 1125 montre une croix de Saint-André formée des pièces a et b, dont a' b' font voir les mêmes pièces désassemblées.

Croix de Saint André

Fig. 1126. Croix de Saint-André avec embrèvement en a et b. On fait des embrèvements aux croix de Saint-André lorsque les angles de croisement sont très ouverts et afin d'éviter qu'à la rencontre il ne se lève des éclats.

Croix de Saint André dans les pans de boisFig. 1127. Croix de Saint-André débillardée, c'est-à-dire dont les faces ne sont pas d'équerre. Nous la représentons également avec ses pièces désassemblées.

Les croix de Saint-André sont utilisées dans les pans de bois en charpente pour remplacer les guettes et les décharges (Voy. ces mots) et donner de la résistance aux poteaux ; elles sont assemblées à tenons dans les sablières. Fig. 1128.

Croix de Saint André en charpenteDans notre figure 1129 nous montrons une ferme dans laquelle la pièce a, nommée sous-faite, assemblée aux poinçons b, est liée au faîtage par une croix de Saint-André c dont le poids est reporté sur les poinçons par les jambages d, assemblés dans le prolongement des bras de la croix de Saint-André. Cette combinaison, en assurant l'invariabilité de la ferme sous-faite, soutient également le faîte qui supporte ainsi un poids double de celui dont chaque panne est chargée.

Les croix de Saint-André sont également employées dans les combles ; elles ont pour but, comme dans les fermes sous-faite, d'éviter le hiement des combles dans le sens de la longueur des bâtiments.

Nous donnons (fig. 1130), le plan d'un pan de comble avec croix de Saint-André.

Pan de comble à croix de Saint AndréCroix de Saint André dans coupole spéhrique

On les utilise également dans les croupes biaises, dans les combles cylindriques, dans les coupoles sphériques (fig. 1131), dans les combles coniques. Fig. 1132.

Croix de Saint André dans un comble conique

Les croix de Saint-André ne sont pas, forcément, composées de pièces droites. Fourneau, dans son Art du trait, donne des exemples de croix de Saint-André tracées en spirales dans un comble conique.