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Oeuvre >>

Oeil

subs. masc.

Oeil de boeufI. Ouverture ménagée dans un instrument ou dans un outil, marteau, hache, etc., pour y introduire un manche.

II. On désigne aussi par ce mot les ouvertures pratiquées aux extrémités de certaines pièces de fer, au travers desquelles doit passer une partie rentrante.

III. Arch. Ouverture, baie, ronde ou elliptique que l'on pratique dans un mur, au-dessus d'une porte extérieure ou intérieure, dans un comble, un dôme, un tympan, un attique, etc., pour donner du jour à l'intérieur. On donne ordinairement à ces ouvertures le nom d'œil de boeuf ; ils sont comme les baies des fenêtres encadrés de moulures et parfois décorés de sculptures.

Oeil de boeuf XVIe siècleLes châssis en menuiserie que l'on place dans ces ouvertures pour y mettre les vitres prennent aussi le nom d'oeils de boeuf. (Voy. châssis.) Quand les châssis sont placés dans un dormant circulaire et qu'ils doivent ouvrir, on les ferre le plus souvent à bascule, au moyen de pivots placés suivant l'axe horizontal.

Si l'emplacement le permet, le jour seul du châssis est circulaire et la rive extérieure ainsi que le dormant sont équarris afin de pouvoir ouvrir à un ou deux vantaux, comme les châssis ordinaires.

Oeil de boeuf XVIIIe siècleFig. 2689. Oeil de bœuf à un vantail ouvrant carré ; les joues des feuillures des dormants sont embrevées dans ceux-ci et débillardées suivant le contour de la baie sur laquelle elles laissent le carré ordinaire.

Fig. 2690. Oeil de bœuf, à Toulouse, XVIe siècle.

Fig. 2691. Oeil de boeuf, maison particulière à Paris, XVIIIe siècle.

Fig. 2692. Oeil de bœuf, au théâtre du Châtelet, à Paris, XIXe siècle.

Oeil de boeuf XIXe siècleOeil de volute, partie centrale d'une volute formée par un cercle dans lequel se trouvent les centres servant à décrire les arcs de la volute.

On appelle aussi œil de volute le noyau duquel s'échappent, en se déroulant, les lignes principales d'une volute. (Voy. volute.)