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Crémaillère

subs. fém.

CrémaillèreTringle en chêne, en hêtre ou autre bois dur de 0m,020 à 0m,025 d'épaisseur et de 0m,025 à 0m,030 de large, au long de laquelle sont pratiquées des entailles de toute l'épaisseur du bois. Fig. 1090. Ces entailles sont destinées à recevoir les tasseaux (fig. 1091) supportant les tablettes. Les crémaillères sont posées dans la profondeur des meubles et permettent de placer les tablettes à la hauteur voulue.

L'outil à fût qui sert à les faire prend le nom d'outil à crémaillère. Il se pousse à travers bois sur une planche entière ou sur plusieurs collées ensemble, qui ont d'abord été mises d'épaisseur ; elles sont ensuite refendues et dressées à la mesure voulue. En avant du fer, on en place un deuxième destiné à trancher le fil du bois de travers ; on l'appelle tranche-fil. (Voy. ce mot.)

Fig. 1092. Outil à crémaillère vu en bout et partie de la planche où on le pousse, vue sur le côté.

La figure 1093 le représente vu sur le côté.

Crémaillère d'escalierII. Dans les escaliers on donne le nom de crémaillère à une sorte de limon taillé à dents posé contre les murs et qui reçoit les marches et les contre-marches ; ces crémaillères sont le plus souvent en bois brut, étant cachées par le plafond de l'escalier.

Le limon des escaliers dits à l'anglaise ou à crémaillère dont le bout des marches est apparent et profilé, prend aussi le nom de crémaillère. Pour laisser de la force au fond de l'entaille, on laisse habituellement un renforcement de l'épaisseur de la marche. (Voy. escalier.)

Fig. 1094. Projection horizontale et B projection verticale d'une crémaillère.

Crémaillère de lambrequinLes contre-marches sont assemblées à fausse coupe sur la crémaillère pour que le bois de bout ne soit pas apparent. (Voy. contre-marche.)

III. Le mot de crémaillère s'applique également à la disposition en dents de scie de la partie inférieure d'un lambrequin (fig. 1095) ainsi qu'aux entailles de même forme, pratiquées quelquefois sur les arêtes ou les chanfreins d'une poutre ou de toute autre pièce de bois. Fig. 1096.

IV. Serr. Tige de fer méplat fixée à un châssis à tabatière. Cette tige est percée de trous ou de crans s'engageant dans un crochet fixé au bâti du châssis pour maintenir celui-ci plus ou moins ouvert.

V. En général, barre dentelée sur sa longueur et dont les dents reçoivent celles d'une roue ou telle autre pièce également dentelée. Certaines machines, tel que le cric, dont on se sert pour lever des fardeaux, sont munies de crémaillères.