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Bâti

subs. masc.

Bati de porte de remplissage et bati dormantI. Encadrement formé par l'assemblage de battants, de traverses et de montants pour recevoir les cadres ou les panneaux d'une porte, d'un lambris, etc., ou un double bâti comme ceux des guichets de porte cochère.

Ces encadrements prennent le nom de bâti de porte et de bâti de lambris.

Les bâtis placés dans l'intérieur de l'encadrement et qui divisent en petits panneaux une porte, un lambris ou un parquet, s'appellent bâtis de remplissage.

Fig. 410. Élévation d'un bâti de porte avec bâti de remplissage pour petits panneaux.

On nomme bâti dormant celui qui est scellé dans un mur et qui est disposé de différentes façons, feuillures, noix, etc., pour recevoir une porte, une croisée, etc.

Fig. 409. Élévation d'un bâti dormant.

Fig. 411. Coupe sur un montant de dormant de croisée Le châssis de la croisée est indiqué en traits ponctués. (Voy. croisée.)

montant de batiLe bâti dormant d'une porte se désigne généralement sous le nom simple de bâti, et celui d'une croisée sous le nom de dormant.

Le contre-bâti (voy. ce mot) est un bâti dormant qui ne doit pas recevoir de fermeture ; il se pose sur la face du mur opposée à celle où est le bâti dormant de la porte, et sert à arrêter les plâtres. Les bâtis et les contre-bâtis sont assemblés à enfourchement. (Voy. ce mot.)

La figure 412 représente la coupe en plan d'un montant de bâti dormant avec son contre-bâti ; le bâti est feuillé pour recevoir une porte ouvrant dans la pièce, et la figure 413 représente un bâti dont la porte ouvre dans l'ébrasement; le contre-bâti est alors plus large que le fond de feuillure du bâti, pour que la porte puisse ouvrir au delà de l'angle droit, en tenant compte des saillies qu'elle peut avoir, telles que grand cadre ; tandis que dans la figure précédente la largeur ou passage du contre-bâti est égale à celui du bâti. Les bâtis et les contre-bâtis sont parfois moulurés sur les rives.

Fig. 414. Coupe sur un montant de bâti dormant avec un congé pour la paumelle.

Ce congé est répété sur le bâti de la porte et indiqué en traits ponctués. Dans certains bâtis dormants, pour les portes, la feuillure des montants est remplacée par une noix semblable à celle des dormants des croisées. (Voy. noix.)

Ces bâtis dormants se font d'une épaisseur variant de 0m,034 à 0m,08 sur une largeur de 0m,06 à 0m,08 et sont proportionnés comme épaisseur à celle du bâti de la porte qu'ils doivent recevoir. Pour ne pas exagérer leur épaisseur et laisser une joue assez forte sur le derrière, il est quelquefois utile de faire une contre-feuillure sur le bâti de la porte comme celle indiquée figure 413, en traits ponctués. (Voy. contre-feuillure.)

Sur un pan de bois, les bâtis sont quelquefois arrêtés au moyen de broches ; mais ils sont généralement fixés dans les murs par des pattes en fer qui y sont scellées.

Sur un même bâti ces pattes sont de deux sortes :

les pattes à vis ou à chambranle (fig. 415) ;

les pattes à scellement coudées (fig. 416).

Bati ferré de pattes à scellement coudéDans les premières, un des bouts est à vis pour être vissé dans le bâti, l'autre bout est fendu en queue de carpe pour faire scellement ; elles sont généralement posées par le menuisier et à une distance convenable de la rive intérieure du bâti pour être prises dans les plâtres.

Les deuxièmes sont entaillées et posées sur le bâti par le serrurier.

Fig. 417. Bâti ferré de pattes. Dans les murs à recouvrir d'un enduit en plâtre et pour retenir les plâtres de l'ébrasement, indépendamment des pattes on garnit la face intérieure du bâti de clous à bateau espacés de 0m,25 à 0m,30 et alternés sur les rives. Fig. 417.

Les contre-bâtis sont ferrés et fixés de même que les bâtis.

Quand les bâtis et contre-bâtis sont ajustés, ils sont maintenus à leur place jusqu'à ce que le maçon les ait scellés par des rapointis et des chevillettes en fer (voy. ces mots) et des taquets en bois qu'on enlève après exécution du scellement.

II. Charp. On donne le nom de bâti à la réunion de pièces assemblées. Des poteaux reliés par des sablières forment un bâti.

Prix au mètre linéaire ; bois neuf.

Bâti brut huisserie, assemblé à, tenons et mortaises, jusqu'à un demi-assemblage par mètre.

Les assemblages en plus de un demi par mètre sont comptés séparément.

Prix : men., bois neuf, au mètre linéaire (P).

Bâtis de tenture à 3 parements, jusqu'à un demi-assemblage par mètre.

Prix (Voy. barre, huisserie, dépose, battement).