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Marque

subs. fém.

MarquesSignes conventionnels, lettres, chiffres, etc., que les tailleurs de pierre, les charpentiers et les menuisiers tracent sur la pierre ou sur le bois, pour indiquer leur emplacement, leur taille ou leur pose. Les tailleurs de pierre et les menuisiers font ces marques avec de la pierre noire, de la pierre rouge ou sanguine ou bien avec de gros crayons ; les charpentiers les tracent le plus souvent avec la rainette ou le ciseau. C'est pourquoi leurs marques ne sont composées généralement que de lignes droites et quelquefois de cercles faits au compas.

Les menuisiers donnent à ces marques le nom d'établissements. (Voy. ce mot et débit.)

La marque des bois consiste donc dans une série de signes conventionnels faits sur les pièces de bois pour reconnaître remplacement qu'elles doivent occuper au moment du levage et celles de leurs parties qui doivent être mises en joint pour former leurs assemblages.

La marque unique, qui sert à faire distinguer les pièces faisant partie d'un même pan, se répète sur la face de parement de chacune et paraît à ses deux bouts.

Les marques ayant pour but de servir de repères aux assemblages, sont faites près de ces assemblages. Elles sont les mêmes pour les deux parties qui doivent se joindre. On les place le plus près possible du joint sur la partie dont le bois ne doit pas être enlevé pour tailler l'assemblage, ni recouvert par la mise en joint.

Quelques charpentiers préfèrent mettre les marques des assemblages sur les faces de parement, près des joints, pour qu'elles soient plus faciles à voir pendant le travail et plus apparentes quand la charpente est assemblée.

La variété de systèmes des marques est très grande, chaque charpentier pouvant avoir le sien. Le système le plus fréquemment adopté est celui qui consiste en l'emploi des lettres majuscules ou des chiffres arabes, dont les combinaisons se prêtent à une grande variété de marques, comme le montre la figure 2332.

Un pan assemblé sur le chantier ne doit être démonté que lorsque l'on a vérifié avec soin toutes ses marques et contremarques, afin qu'il n'y ait ni erreurs, ni incertitudes au moment du levage.

Nous donnons plus haut quelques marques adoptées par les charpentiers et quelques-unes par les menuisiers.

Fig. 2333. Ligne de milieu.

Fig. 2334. Face de dessous.

Fig. 2333. Face de dessus.

Fig. 2336. Vide d'entaille.

Fig. 2337. Epaulement.

Fig. 2338. Mortaise carrée.

Fig. 2339. Mortaise à gorge.

Fig. 2340. Mortaise à double gorge.

Fig. 2341. Mortaise sans enlançure.

Fig. 2342. Tenon.

Fig. 2343. Portée.

Fig. 2344. Trait à ramener.

Fig. 2345. Trait à couper.

Fig. 2346. Plumée de devers.

Fig. 2347. Remur ou portée en plein mur ou pan de bois.

Fig. 2348. Carreau ou trait raménéré placé à hauteur d'un étage.

Fig. 2349. La Bouge à changement de direction.

Fig. 2350. Naissance ou raccord des cintres.

On peut classer parmi les marques, les signes conventionnels suivants dont se servent également les charpentiers :

Marques charpentiers

Pour indiquer l'étage auquel les bois doivent être placés, les charpentiers font sur leur marque autant de traits obliques qu'il y a d'étages. Ces traits obliques s'appellent des montées. On emploie également les lettres de l'alphabet majeur en évitant les lettres en I, X ou V qui pourraient faire double emploi avec des marques en chiffres arabes ; d'où des possibilités d'erreurs.

En résumé, bien que tout charpentier ou menuisier ait la facilité d'adopter des marques qui lui soient personnelles, l'usage a consacré un certain nombre de celles-ci, qui sont presque généralement acceptées et comprises par tous ceux qui travaillent le bois.