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Compas

subs. masc.

Compas de réduction de menuisier et charpentierInstrument en bois ou métal à branches mobiles jointes à leur extrémité supérieure par une charnière qui permet de les ouvrir ou de les reserrer. Les compas servent à tracer des cercles, des arcs de cercles : à prendre des mesures de longueur ou d'épaisseur, à faire des divisions en parties égales, etc. Pour l'exécution de dessins ou d'épures, on en distingue plusieurs sortes : le compas à pointes sèches dont les deux branches se terminent par une pointe (A fig. 951) ; le compas à dessin (B fig. 951) formé de deux branches en métal terminées par des pointes en acier, dont l'une peut être changée par un porte-crayon ou un tire-ligne. Le compas à balustre (C fig. 951) qui sert à tracer de petits cercles.

Le compas de réduction (fig. 952), formé de branches garnies de pointes aux deux extrémités ; elles sont à coulisse et réunies par un bouton à vis que l'on peut serrer et autour duquel elles tournent. En faisant glisser le bouton dans la coulisse on modifie la proportion entre les deux parties de branches, et l'écartement entre les pointes supérieures devient exactement la fraction voulue de l'écartement des pointes inférieures. A cet effet, les branches portent une graduation qui permet de fixer immédiatement le bouton au degré qui doit donner la réduction ou l'augmentation voulue.

Les compas de menuisier ou de charpentier (fig. 953) sont en fer, avec les pointes en acier ; ils se font de 0m,16 à 0m,20 de longueur et sont quelquefois munis d'un arc de cercle et d'une vis de pression pour fixer l'ouverture du compas. Ceux d'une plus grande longueur ne servent que pour l'atelier ; ils sont remplacés par des compas à branches en bois munies de pointes et quelquefois d'un porte-crayon. Ces branches sont réunies à leur extrémité par un axe formé par une vis pouvant se serrer à volonté ; ces compas se font de 0m,50 à 0m,60.

Compas d'épaisseur, maitre à danser  et compas à ressortLe compas d'épaisseur (fig. 954), dont les branches sont recourbées en dedans ; il sert à prendre le diamètre des corps ronds.

Le maître à danser (fig. 955) est une variété du compas d'épaisseur; ses pointes sont coudées en dehors ; il sert à mesurer le diamètre intérieur des objets creux.

Les compas à ressort droits ou d'épaisseur (fig. 956) sont composés de branches réunies par une tête faisant ressort. L'écartement que ce ressort produit aux branches est arrêté par un écrou à oreilles placé à l'extrémité d'une vis de rappel fixée à l'une des branches et traversant l'autre branche de part en part.

Selon que l'on serre ou desserre l'ecrou, on a plus ou moins d'écartement entre les branches.

Le compas à verge ou compas trusquin (fig. 957) est formé par une tringle en bois d'une grosseur proportionnée à sa longueur, ni trop flexible ni trop lourde, portant deux poupées mobiles munies de pointes ou de crayon et fixées sur la tringle qui les traverse au moyen de clefs ou de vis de pression. Le glissement sur la traverse permet d'obtenir la distance voulue entre les deux poupées.

Compas à verge, compas fixe, elliptique et poupée de compasQuand la tringle est un peu longue, elle peut être soutenue au milieu d'une troisième poupée munie d'une pointe à son extrémité inférieure.

Compas fixe (fig. 958) entièrement en fer, composé d'une bande rigide en métal recourbée en pointe à ses deux extrémités ; la distance entre les deux pointes est exactement de deux pieds ; le dos de cet instrument porte des divisions en pouces, demi-pouces et quarts de pouce ; il sert à mesurer la longueur des bois en grume et des bois de charpente équarris.

Le compas elliptique (fig. 959) sert au tracé des ellipses. Construit d'une façon assez forte, il est employé par les maçons pour tracer les moulures en plâtre formant un cadre elliptique.

Celui qui sert au tracé des ellipses (fig. 959) se compose de deux coulisses posées dans la direction des axes sur le papier ou le panneau où doit figurer l'ellipse ; une tringle sert de compas à verge ; à l'extrémité A se trouve un crayon ou une pointe qui traverse la tringle ; aux points B et C on place des poupées pivotant sur un axe fixé sur la tringle (il suffit d'un clou) ; elles sont placées à des distances du point A égales au petit et au grand axe. Ces poupées glissent dans les rainures des coulisses quand on trace l'ellipse ; celle du grand arc dans la rainure qui a la direction du petit axe et celle du petit arc dans celle du grand.

Fig. 960. Poupée vue isolément sur la tringle.

Cet outil, malgré sa simplicité, est plus pratique que ceux plus compliqués dont les rainures sont refouillées en dessous ou à queues et les poupées assemblées comme celles du compas trusquin. Ceux-ci ont en outre le désavantage d'être trop grands ou trop petits quand on veut en faire usage.

Compas de charpentier à épure et compas ferrure de meubleLe compas de charpentier (fig. 961) que tous les ouvriers portent dans la poche droite de leur pantalon est en fer avec les pointes en acier, de façon à pouvoir être effilées sur le grès quand elles sont émoussées. Il sert à piquer les bois et à faire les tracés sur les pièces.

Le compas à épure ou d'appareil (fig. 962) sert à prendre et transporter les grandes dimensions sur les épures ou les pièces de bois. On s'en sert aussi comme fausse équerre. Il se compose d'une branche divisée en deux lamelles depuis la tête B jusqu'à la pointe C. C'est entre ces deux lames que se loge la seconde branche D depuis la tête B jusqu'à la pointe E lorsque l'on ferme le compas ; les deux pointes C. E. sont aciérées et s'appliquent l'une contre l'autre.

Ebén. Nom donné aux ferrures (fig. 963) qui, dans une commode-toilette, ou tout autre meuble de même genre, réunissent le meuble à la tablette supérieure dont il est recouvert. Le compas facilite le développement du dessus du meuble, tout en le laissant adhérent au meuble.