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Cloisonnage >>

Cloison

subs. fém.

Poteau d'huisserie de cloisonMurs ayant peu d'épaisseur et servant à faire les distributions ou divisions intérieures d'une construction.

On en fait quelquefois en pierre de 0m10 à 0m20 d'épaisseur ; mais le plus souvent les cloisons se font en briques pleines ou creuses posées à plat ou sur champ, ou en carreaux de plâtre.

Les matériaux de maçonnerie sont maintenus par les huisseries, les poteaux d'angles et poteaux de remplissage. (Voy. ces mots).

Fig. 840. Poteau d'huisserie, pour briques à plat de 0m11, ce qui donne 0m15 d'épaisseur à la cloison, en comprenant la charge des plâtres.

Fig. 841. Poteau d'huisserie pour cloison légère de 0m08 d'épaisseur, pour briques sur champ de 0m55 d'épaisseur ou pour carreaux de plâtre de 0m06.

Les cloisons sourdes ou creuses se font en lattant jointif sur des remplissages (voy. ce mot) et sont recouvertes ensuite d'un enduit en plâtre, mais sans remplir les intervalles d'aucune maçonnerie.

Fig 842. Coupe de hauteur de la porte basse d'une cloison sourde avec remplissages sur champ ; une coulisse semblable à celle du bas est fixée au plafond pour recevoir les remplissages qui sont maintenus par des clous à bateau.

Fig. 843. Coupe de largeur. Les remplissages peuvent être espacés de 0m15 à 0m20 ; le poteau est nervé pour les plâtres. Pour maintenir les poteaux d'huisserie contre la poussée des plâtres, on les ferre d'une bandelette en fer plat A, ou d'un tendeur en fil de fer se reliant avec les autres poteaux ou, à défaut de poteaux, allant se sceller dans les murs.

Il se fait aussi des cloisons en remplissages posés à plat ; ils sont en bois de rebut et brut de 0m027 d'épaisseur sur 0m08 de large et laissent entre eux le même intervalle. Ces cloisons sont hourdées en plein et enduites après le ferrage des poteaux.

Les remplissages sont maintenus par des coulisses placées haut et bas, et par un ou plusieurs rangs d'entretoises. (Voy. coulisse et entretoise).

La coulisse du haut est quelquefois remplacée par une simple tranchée dans le plafond.

Fig. 844. Partie de coupe de hauteur d'une cloison légère de 0m08 d'épaisseur avec remplissage à plat laissant autant de plein que de vide ; sont indiqués en R. Ils s'assemblent, dans la cour lisse C et dans l'entretoise où ils sont affaiblis d'un coup de ciseau pour laisser de la force aux joues de l'entretoise.

Cloison légère et cloison doubleFig. 845. Coupe de largeur. L'entretoise est assemblée à tenon bâtard dans le poteau et ferrée comme ci-dessus.

Les cloisons en menuiserie se font de différentes façons : en parties pleines, jointives ou assemblées à rainures et languettes et en lambris pleins ou avec vitrage et plus ou moins ornés.

La figure 846 représente une partie de la coupe de hauteur d'une cloison en partie pleine rainée, affleurant l'huisserie du côté où se trouve la porte ; elle est maintenue haut et bas par un tasseau et au milieu par une barre assemblée dans les poteaux.

La figure 847 l'indique en plan. Cette cloison est faite par planches jointes à rainure et languette.

Les figures 848 et 849 représentent une cloison par planches rainées, placées au milieu de l'épaisseur du poteau.

Les figures 850 et 851 sont des portions de coupe de hauteur et de largeur d'une cloison double en épaisseur, affleurant les deux parements du poteau ; elle est maintenue haut et bas par des tasseaux intérieurs et une barre au milieu.

Cloison intérieure et son remplissageLes cloisons d'assemblages se font pleines avec panneaux dans toute la hauteur ou avec des parties vitrées au-dessus de l'appui ; elles sont, comme les précédentes, de la hauteur de la pièce ou quelquefois de hauteur d'homme, quand il s'agit de séparation dans un local ayant besoin d'être divisé, comme le sont certains bureaux.

Notre figure 852 donne l'élévation d'une cloison intérieure avec divers modes de remplissage.

Invariablement les poteaux d'huisserie A. s'assemblent dans les solives des planchers inférieurs et supérieurs. Quand l'étendue d'un trumeau est trop grande, on la fractionne par des poteaux intermédiaires B. Les traverses C. les sablières D et les linteaux E s'assemblent dans ces poteaux. Les écharpes F sont destinées à empêcher le balancement des assemblages.

Le remplissage en torchis G est composé de bâtons enveloppés de foin tordu en corde, que l'on enduit de mortier ou de terre grasse. Les bâtons sont maintenus par leurs extrémités dans les rainures des poteaux et le torchis est recouvert de plâtre ou de mortier.

Dans les remplissages en planches brutes H, les extrémités de ces planches sont introduites dans des rainures creusées dans les traverses et les sablières et sur les deux faces de la cloison, l'on fait alors un lattis K que l'on hourdit et que l'on enduit de mortier ou de plâtre à l'affleurement des bois du bâti.

Quand le remplissage doit être en planches dressées et posées comme en I, ces planches sont jointes entre elles à rainures et languettes et clouées sur le bâti. Dans ce cas les sablières, écharpes, traverses, chapeaux n'ont que l'épaisseur permettant aux planches d'affleurer les poteaux auxquels elles se joignent à feuillures.

La lettre M, fig. 852, représente un remplissage en briques. Ces remplissages sont enduits à l'affleurement des bois qui ont seulement l'épaisseur de la brique et des enduits qui la recouvrent sur chaque face. (Vov. pan de bois).

Prix. Menuiserie : au mètre superficiel.

Cloisons ou clôtures provisoires, fournies en location dont la durée n'excédera pas six mois en bois vieux ou neuf, coupé, posé jointif ou déposé, compris double transport.

Chaque mois en plus des 6 premiers mois, il est alloué 1/30 des prix ci dessus.

Les coupes biaises et entailles faites dans les bois à location sont payées le double de celles faites sur le bois fourni.

Les cloisons à claire-voie. en sapin, tant plein que vide, de 0m027 d'epaisseur, P. 1 fr 45; S. 1 fr. 40.

Les cloisons à claire-voie, sur champ pour cloison de 0m10 à 0m12 d'épaisseur, compris entaille P. 2 fr. 80 ; S 2 fr. 75.

Les remplissages sont toujours comptés au mètre superficiel.

Prix : Menuiserie ; vieux bois au mètre superficiel. Cloison a claire-voie, pour remplissage

Retaillée el posée..................... P. 0.44 S. 0 40

Débitée et refendue dans du vieux bois r.. P.0.77 S 0.71

Les parties de 0m054 d'épaisseur ayant plus de 2 mètres de surface et ayant nécessité l'emploi de plusieurs hommes, sont payée en plus des prix ci-dessus.

L'équarrissage comporte les sciaçes, si besoin est.

Les feuillures, rainures sont payées à part et augmentées de 1/5 sur bois neuf.

Prix : Menuiserie ; vieux bois au mètre superficiel. Cloison a claire-voie, pour remplissage

Cloison et tablette en bois uni (vieux bois) façonnée entièrement et posée.

Cloisons, tablettes, au-dessus de 0m20 de large ; porte en planches entières, compris languettes en chêne, rapportées dans les fortes épaisseurs ; au mètre superficiel.

En bois de 0m018, 1 parement, lambris d'appui posé sur bitume, 6 fr. Le mètre superficiel.

Les parties assemblées à tenons et à queues, ainsi que celles emboîtées sont assimilées aux parlies pleines.

Les assemblages sont payés séparément (voir entaille) ; les dits assemblages comprennent les épaulements et les languettes entre les tenons.

Les emboîtures comptées comme alaises, suivant la nature.

Dans les parties en sapin, emboîtées en chêne, les assemblages sont payés comme sur chêne.

Pus-value de partie pleine, faite par frise, non rainée. P. 1/20 en plus S. 0 Ir. 10 par métre. — — — — rainée P. 3/20 — S. 0 fr. 11 —

Les baguettes sont comptées séparément.

Les parties unies, circulaires en plan: P. moitié plus; S. 0 fr. 50 par mètre.

La plus-value pour parties chevauchées n'est jamais allouée aux parties au-dessus de 3m75 pour le chêne et 4 mètres pour le sapin, non plus qu'aux planchers.

Les parties assemblées à tenons et mortaises,'ainsi que celles emboitées, sont assimilées aux parties pleines.

Les assemblages payés séparément avec augmentation de 1/10 pour travaux en réparation.

Les emboîtures comptées comme alaises, suivant leur nature, augmentées de 1/10 pour travaux en réparation.

Dans les parties en sapin, emboîtées en chêne, les assemblages sont payés comme chêne, avec 1/10 en plus pour travaux en réparation.

Cloison vitréeLes parties unies ne sont accordées façonnées entièrement que lorsqu'il a été constaté que les parties ont été entièrement corroyées et rainées.

Prix : voy. huisserie porte.

Fig. 853. Élévation d'une cloison vitrée. Cette cloison est de toute la hauteur de la pièce ; un guichet est ménagé au centre de la cloison.

Cloison à claire-voie : celle formée de matériaux espacés entre eux.

Les cloisons de caves se font en briques ou en bois. Celles en briques sont maintenues comme les précédentes par les huisseries et les poteaux nervés à la mesure de la brique.

Celles en menuiserie se font en bois brut de rebut, cloué sur des barres assemblées dans les poteaux ou scellées dans les murs.