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Louis XIV (Style)

Fauteuil de style Louis XIVLe règne de Louis XIV ayant été fort long (1643-1715), il n'est pas surprenant que l'art décoratif, aussi bien dans la menuiserie que dans l'ébénisterie, ait passé par des phases successives variant très sensiblement dans le principe aussi bien que dans le détail de l'ornementation.

Deux périodes sont très nettement distinctes pendant ce long règne. La première, durant laquelle on retrouve la même abondance, la même richesse d'ornementation, plutôt un peu massive et officielle, mais toujours majestueuse et grandiose ; la seconde, pendant laquelle cette ornementation marque une tendance bien accentuée à devenir plus délicate, plus frêle : c'est l'acheminement au style Louis XV.

Pendant les premières années de ce long règne, l'art décoratif se ressent encore de l'influence de la Renaissance ; on retrouve encore en réminiscences nombreuses les cartouches et les diverses formes ornementales qui caractérisent cette époque.

Un peu plus tard, ces réminiscences disparaissent totalement, le style nouveau s'affranchit et se dessine, il impose ses formes spéciales et indique une voie nouvelle.

Ce sont bien encore les rinceaux et les volutes, mais traités de façon différente ; la feuille d'acanthe est plus nerveusement sculptée qu'à l'époque précédente, les rinceaux sont plus indépendants, plus libres, la figure humaine joue un rôle moins considérable.

On remarque un emploi fréquent de la forme de balustres donnée aux pieds ; la partie supérieure étant toujours plus ample, plus large la coquille est très fréquemment employée. Dans les sièges, les entre-jambes sont contournés en forme de doucine allongée, les pieds sont galbés.

La figure 2084, console Louis XIV, donne un exemple bien net de l'ornementation pendant cette première période du règne. L'ornementation y est large, grasse, puissante, riche, abondante.

Console Louis XIV

Cette forme de balustre donnée aux pieds se retrouve dans presque tous les petits meubles de cette époque. Le principe en est même gardé pour les grands meubles. La figure 2085 en donne un nouvel exemple ; c'est le détail d'un pied de clavecin, au musée de Cluny, à Paris. Soit que le pied soit plein, comme dans la figure 2084, soit qu'il soit évidé, comme dans la figure 2085, c'est toujours le même principe qui domine, un fort renflement à la partie supérieure accentuant l'élégance et la finesse de la partie inférieure et destiné à les faire valoir. On en retrouve un nouvel exemple dans la figure 2086, qui reproduit le pied de la table du Roy au palais du Grand Trianon, à Versailles.

Pied de clavecin au musée de ClunyPied de table du Roy au palais du Grand Trianon

Enfin, la figure 2087, dont la décoration est cependant toute différente de celle des figures précédentes, offre néanmoins avec celles-ci des analogies bien frappantes et des caractères communs qui déterminent très positivement l'origine et la date de cette console qui fait partie du mobilier national.

Console Louis XIV du mobilier national

Parmi les autres signes distinctifs du style Louis XIV, il convient de signaler l'emploi très fréquent de l'emblème du soleil, flatterie au souverain régnant. Cet emblème était représenté avec ou sans rayons, surmonté ou non de panaches décoratifs, comme le montre la figure 2088, cadre de glace Louis XIV.

Cadre de glace Louis XIVOn remarque aussi la fréquence des têtes d'Apollon, le roi ne se contentant pas d'être soleil, mais devenant encore le grand protecteur des arts, leur inspirateur. L'ornementation abonde aussi en trophées, surtout en trophées guerriers, en petites figures de l'Amour plus ou moins casquées.

Comme on le voit, à une ornementation massive, abondante et riche, revêtant par sa majesté un caractère presque officiel, s'ajoute tout ce qui peut être une allusion à la personne royale, à laquelle on attribuait toutes les qualités, tous les talents des hommes qui ont fait la gloire de son règne.

Mais, ce qui est incontestable, et en laissant de côté les emblèmes allégoriques par lesquels les artistes essayaient de flatter le souverain régnant, c'est que le style Louis XIV est d'une puissance décorative très intense. Il n'est pas étonnant que dans une société organisée comme était la nôtre à cette époque, les artistes aient fait des concessions volontaires à leurs idées, dans l'espoir d'obtenir quelques travaux, quelques dotations ou quelques titres. Toute la richesse, toute la somptuosité, toute la puissance, étaient concentrées dans le personnel de la cour, dans l'aristocratie, dans la noblesse. Ceux qui faisaient partie de ces hautes classes étaient les seuls faisant travailler, les seuls ayant assez de fortune pour payer ces hôtels fastueux d'une richesse architecturale considérable et dans lesquels s'entassaient des trésors de décoration plus considérables encore.

Les artistes qui voulaient arriver à faire partie de la maison du roi, qui voulaient voir la mode réclamer leur concours, devaient, dans leurs travaux, faire quelque insinuation flatteuse pour la souveraineté régnante. Il était alors parlé de ces travaux à la cour, l'artiste était parfois présenté au souverain et obtenait le titre si disputé de peintre du roi, de maître ébéniste du roi, etc. Quelquefois même, comme Boulle, il obtenait un logement, pas très confortable toutefois, dans quelque édifice royal, et avec cela une très modeste rente contre l'engagement de ne plus consacrer son talent qu'à l'embellissement des édifices royaux. Ces conditions mettaient les artistes à l'abri du besoin et, n'ayant plus alors qu'à s'occuper à donner libre cours à leur génie, ils produisaient ces œuvres qui nous émerveillent encore, et qui témoignent de la puissance de leur imagination. Toutes les richesses décoratives leur étaient permises ; rien n'était assez beau, assez luxueux pour servir de cadre au souverain et à l'aristocratie qui l'entourait ; c'est ce qui nous explique pourquoi nous trouvons de simples tables, de simples consoles qui sont des chefs-d'œuvre de composition et des merveilles de travail.

Moulures Louis XIVAu point de vue de la menuiserie, aux signes caractéristiques qui viennent d'être décrits, il faut ajouter la forme des panneaux. Les moulures qui les encadraient étaient toujours puissantes, grasses, saillantes. Sans être d'une complication aussi grande que sous Louis XIII, elles sont d'une étonnante vigueur décorative et d'un remarquable sentiment décoratif, par l'intelligente compréhension des effets de lumière et d'ombre qu'elles doivent produire, par le soin avec lequel les ornemanistes ont su dégager les divers corps de ces moulures. Sans tenir compte des décorations qui garnissent ces moulures, il suffit de regarder les profils reproduits par les figures 2089, 2090, 2091, 2092, pour se rendre compte que l'on se trouve devant une merveilleuse puissance décorative appliquée à des appartements de grandes dimensions.

Il ne faut pas oublier que l'on est sous le grand siècle, et que tout ce qui touche à la décoration des édifices royaux doit s'inspirer de ces idées de grandeur, de majesté.

Les panneaux sont fréquemment cintrés ou chantournés ; mais, même dans leurs chantournements, ils gardent la symétrie, la régularité que l'on ne remarquera pas plus tard dans les œuvres exécutées sous Louis XV.

Fragment d'un meuble Louis XIV au Musées des arts décoratifs

Les figures 2093, fragment d'un meuble Louis XIV au Musée des arts décoratifs, à Paris ; 2094, fragment d'un panneau de porte, au palais de Versailles, en donnent une idée très nette et définie.

Fragment panneau de porte au palais de Versailles

Un des maîtres ornemanistes qui, par la puissance et l'ampleur de ses compositions, donne bien l'idée la plus caractéristique de la décoration sous Louis XIV, est incontestablement Lepautre, dont l'œuvre fut considérable et s'attaqua aussi bien à la décoration des appartements qu'à celle des meubles. Son ornementation très touffue, très pleine, caractérise complètement cette époque majestueuse et grandiose. Lepautre a vécu de 1618 à 1682.

Cheminée Louis XIV

La cheminée que reproduit notre figure 2095 donne une idée de son genre, et on retrouve en ce puissant morceau tous les signes distinctifs que nous avons énumérés plus haut. Nous en dirons autant du bahut que reproduit la figure 2096.

Bahut Louis XIV

On remarquera l'abondance d'ornementations des panneaux, la sévérité des lignes principales de ce meuble et aussi la riche élégance de la partie inférieure où se retrouvent les pieds en forme de balustres que nous avons signalée.

Dans le petit intérieur de salon que reproduit la figure 2097 et qui est dû à Le Blond, nous retrouvons la même sévérité, la même solennité dans les parties d'architecture, jointes à la même richesse ornementale.

Salon Louis XIV Le Blond

Enfin, un autre maître, Jean Bérain (1674-1726), a, de son crayon, formidablement aidé à la production artistique du règne de Louis XIV. C'est un des maîtres dont le talent aborda tous les genres et qui sut apporter dans chacun une élégance de formes et une variété remarquables. Bérain dessina toutes choses susceptibles de recevoir une forme ornementale ; ses meubles sont merveilleux de finesse et d'élégance, ses compositions d'intérieurs d'appartements, de panneaux décoratifs sont des modèles du genre. Son ornementation est moins lourde, moins abondante que celle de Lepautre, mais elle est plus fine, plus élégante, plus distinguée.

Ces deux maîtres de talent un peu différent donnent une idée exacte de la décoration architecturale et de la décoration en ébénisterie pendant la plus belle période du style Louis XIV.

Dans la figure 2096, en effet, on retrouve comme construction du meuble tous les signes distinctifs du style Louis XIII, c'est-à-dire la raideur et l'importance massive des formes ; mais sur ces formes lourdes, l'artiste a mis toute la richesse ornementale possible. Il n'est pas une moulure, il n'est pas un panneau sur lesquels il n'ait trouvé prétexte à décoration, et ces panneaux sont fouillés avec le plus grand soin. Ce ne sont pas des ornements plus ou moins délicats laissant circuler l'air entre leurs rinceaux, ce ne sont pas des volutes légères se profilant, élégantes sur le fond du champ. Ce sont des guirlandes puissantes de fruits et de feuillages s'accrochant majestueusement à des mascarons drapés. Ce sont des masses ornementales, des touffes compactes de feuilles d'acanthes serrées les unes contre les autres, et formant cadre autour d'un médaillon central ou autour de quelque figure humaine.

La partie inférieure de ce meuble est, seule, un peu ajourée, et donne quelque élégance à l'ensemble, mais ici encore on retrouve une vigueur de composition peu commune. Les pieds, en forme de balustre, servent de prétexte à accrocher des corps humains plantureusement musclés, ou des figures ailées dont les ailes viennent se réunir et donner naissance à un autre motif décoratif. Et, toujours, les guirlandes servant de trait d'union entre ces divers morceaux. C'est certainement un morceau d'une rare énergie et qui possède bien tous les caractères de cette période magistrale.

La figure 2097 n'est pas moins expressive. Les portes à panneaux rectangulaires couverts de sculptures ; des sculptures partout, dans les frises, dans les corniches. Un plafond d'une richesse inouïe et une cheminée où l'on retrouve les mêmes figures humaines formant gaine pour les chambranles. Il n'est jusqu'à la petite balustrade séparative qui, par ses balustres surmontés d'une main-courante puissante (comme sous Louis XIII), ne donne une idée bien nette de ce qu'était la décoration sous Louis XIV.

Et il suffit de comparer ce qu'était la décoration à cette époque avec ce qu'elle est devenue quelques années plus tard, comme le montrent les figures suivantes pour apprécier l'évolution qui se fit dans l'ornementation et en souligner l'importance.

La figure 2098, qui reproduit deux cheminées séparées par un panneau décoratif, nous donne bien tous les caractères distinctifs de la décoration sous Louis XIV. Cet exemple tient le milieu entre la première partie de ce règne et la seconde, et nous retrouvons en lui les formes des premières années, mais déjà empreintes du caractère de légèreté qui signalera les années suivantes.

Deux cheminées Louis XIV séparées par un panneau décoratif

On trouve enfin dans le style Louis XIV des moulurations aux saillies puissantes et vigoureuses dont l'ornementation rappelle l'art antique ou l'art romain : rais de cœur, doucines, oves, etc., se jouant au milieu d'ornementations dont l'acanthe, également empruntée à l'art antique, forme la base principale ; mais cette feuille d'acanthe est plus tourmentée, plus mouvementée, moins raide que dans l'ornementation ancienne ; elle est également plus allongée.

Cette première partie du règne de Louis XIV qui termine le XVIIe siècle se caractérise donc par une ornementation plantureuse, abondante, riche, qui pourrait paraître lourde si, malgré son abondance et sa richesse, elle ne savait rester encore assez fine et élégante.

Ce n'est que dans la seconde période du règne, c'est-à-dire avec les premières années du XVIIIe siècle, que l'ornementation se fait plus légère, plus délicate. A la décoration un peu imposante et majestueuse succédait une décoration plus frêle. Les ornements sont plus dégagés, plus fluets. Ce sont bien toujours les mêmes signes distinctifs, mais traités de façon différente. Les coquilles, les figures ensoleillées, les formes de balustre sont mêlées à des ornements plus légers et ont elles-mêmes des aspects moins grandioses.

Lambris dessiné par Mariette

Le lambris que reproduit la figure 2099 en donne un exemple bien typique. Il est évident que cette menuiserie, dessinée par Mariette, n'a plus l'ampleur ni la majesté des œuvres précédentes ; elle est cependant pleine d'élégance et de bonne grâce.

Porte cochère dessinée par Mariette

On en peut dire autant de la porte cochère reproduite par la figure 2100, dessinée également par Mariette et qui, pour le charme et le bon goût, ne le cède en rien au lambris donné par la figure 2099.

Détail de menuiserie fin Louis XIVLa figure 2101 montre un détail de menuiserie qui date de la fin du règne de Louis XIV. On voit que l'ornementation est devenue beaucoup plus grêle et que déjà se remarque la fantaisie dans les formes données aux rinceaux. Nous sommes déjà très loin de ces ornements majestueux, un peu solennels, qui caractérisent la belle période du style Louis XIV.

Les deux périodes sont donc bien tranchées, bien définies. La première gardant toute la puissance qui lui vient des traditions antérieures et y ajoutant une sorte de grandeur, de solennité que l'on ne trouve pas dans les œuvres précédentes ; la seconde employant les mêmes ressources ornementales, mais les traduisant d'une manière plus délicate, plus efféminée.

On verra que cette marche vers l'ornementation prendra un caractère bien plus évident encore, plus définitif avec les œuvres de Louis XV.

Il suffit de comparer les lambris que reproduit la figure 2102, d'après Lepautre, à celui reproduit par la figure 2099 pour se faire une idée définitive de ces deux périodes si notoirement différentes.

Lambris d'après Lepautre

Les lignes de la figure 2102 sont beaucoup plus sévères, beaucoup plus rigides que celles de la figure 2099 ; dans l'une et dans l'autre figure, cependant, on retrouve les mêmes principes d'ornementation.

Console crédence BoulleIl ne faut pas oublier, pour en finir avec ce qui caractérise les œuvres dites Louis XIV, que les meubles de Boulle datent de ce règne. Ils donnent encore, dans un autre ordre d'idées, dans un genre tout différent, une note particulière de la richesse ornementale que l'on accordait à l'ébénisterie de cette époque.

La figure 2103, console crédence, par Boulle, à la galerie d'Apollon, musée du Louvre, à Paris, en donne un exemple bien brillant et pouvant servir de base de classification pour tous les travaux de ce genre.

La figure 2104 représente une porte exécutée dans le style Louis XIV moderne ; on y retrouve tous les caractères de décoration observés dans les menuiseries de l'époque ; les profils sont tout aussi riches et donnent lieu à une mouluration puissante. Les coupes sur divers axes montrent ces détails.

Porte style Louis XIV moderne

Les figures 2105 et 2106 reproduisent un fauteuil et une chaise Louis XIV, de création moderne et qui, s'ils n'ont pas l'importance des sièges anciens, en ont du moins conservé tout le caractère et toute l'ornementation.

Fauteuil Louis XIVChaise Louis XIV

Pour résumer en quelques lignes l'historique du style Louis XIV, on peut donc dire que la première période de ce règne comporte dans toutes ses manifestations décoratives une ornementation grandiose, imposante, ayant grande allure même dans des appartements aux vastes proportions. Cette décoration tire son essence principale de la décoration romaine à laquelle viennent s'ajouter des formes découlant du style de la Renaissance. C'est à cette première période que l'on doit trois façades de la cour du Louvre, la colonnade du Louvre, et la presque totalité du château de Versailles, et plus manifestement la chapelle de ce château ; c'est à cette époque que remonte le château de Marly. La place Vendôme, exécutée sur les plans de Mansard, date de la fin du XVIIe siècle. La porte Saint-Denis, tracée par Blondel, et la porte Saint-Martin exécutée sur les dessins de Bullet, datent de la même époque.

Ce n'est que vers la fin du règne que l'ornementation devient plus légère, plus svelte, se dépouille de la superbe allure qu'elle avait jusque-là, et donne naissance peu après au style de la Régence d'abord, au style Louis XV ensuite.

Il en fut du style Louis XIV ce qu'il en avait été des styles précédents et comme il en advint des styles qui suivent. Evolution lente, déformation ou plutôt transformations successives, presque imperceptibles.

Les styles, considérés d'une époque à une autre, paraissent être séparés par des abîmes ; et il semble que c'est quelque révolution artistique qui les sépare. Les différences que l'on constate dans leurs lignes d'ensemble, dans leurs principes; les oppositions qui s'observent dans tous les détails pourraient faire supposer que tel style est complètement étranger aux styles entre lesquels il est placé. Il en est pourtant partie inhérente; il n'en est que le produit.

Les révolutions artistiques peuvent donner naissance à un style de fantaisie, à un style momentané, comme nous le voyons par le modern' style (voy. ce mot) ; mais ce ne sont là qu'accidents qui ne troublent en rien la marche naturelle, systématique, régulière des transformations de l'art décoratif.

Le style ogival ne succéda que peu à peu, par essais, par tâtonnements, au plein cintre. On retrouve la preuve de ces essais, de ces tâtonnements dans beaucoup de nos édifices.

Ce n'est que peu à peu que la Renaissance supplanta le gothique ; qu'elle se transforma elle-même, donna naissance au Louis XIV. Celui-ci, comme on vient de le voir, subit les mêmes influences qui se manifesteront également dans le style suivant.

C'est presque toujours en s'inspirant de la seconde période du règne de Louis XIV que les décorateurs modernes font application de ce style. Là, la gracilité de l'ornement s'accommode mieux des proportions moins imposantes de nos habitations actuelles et la décoration gagne, en bonne grâce, en élégance, ce qu'elle perd en majesté ; et, à l'étude des styles qui vont suivre, on remarquera la place importante, colossale, prise par le Louis XIV dans notre art décoratif ; c'est incontestablement une des étapes les plus remarquables de la décoration ; et les artistes qui aidèrent à l'enrichir sont nombreux. Il convient de citer parmi les plus notoires : Daniel Marot, J. Bérain, Lehongre, Lepautre, Mariette, Cucci, Golle, Lebrun, Boulle, Simon Vouet, Le Notre, Mansard, Blondel, Bullet, Girardon, Anguier, Bruand, etc. ; chacun dans sa spécialité : peinture, sculpture, ébénisterie, architecture, décoration, ciselage, fut un maître puissant dont les œuvres abondantes témoignent d'une brillante inspiration et d'une facilité de travail considérable.